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L’avenir : la reconstruction

Un exemple : Takta Man que je connais bien est parti en août pour un pays des émirats pour deux ans. Il est cuisinier de trek et a préféré l’étranger pour financer la reconstruction des parties écroulées des maisons de la famille.
Premier constat, il faudra sans doute entre deux et trois ans pour que les maisons soient reconstruites. La première raison est le financement mais pas seulement, les maisons souvent proches ne pourront pas être refaites simultanément. Enfin, excepté une nouvelle maison que j’ai vu, on sent un certain flottement car :

  • Le gouvernement a promis 2 lakhs, c'est-à-dire 200 000 Roupies (environ 1800 € par maison) sur lesquels 15 000 Roupies ont déjà été distribué en aide d’urgence. Mais aucune date ni modalité pour la suite de l’aide (185 000 Roupies), alors si les gens attendent auront-ils quand même cette allocation ?
  • Trouver le financement, matériaux, maçons.
  • Comment reconstruire ? Le bon sens voudrait de ne pas faire d’étage mais comment faire pour stocker les récoltes et prendre du terrain signifie enlever autant de surface agraire.

Ce que nous (Babu, Hari et moi) imaginons à l’heure actuelle

Le premier constat c’est que ce sera compliqué, voire impossible, de distribué équitablement : jalousie, méfiance et suspicions. Les suspicions et jalousies sont déjà nombreuses. C’est aussi pour cette raison que je n’ai pas parlé d’aide lors de mon premier passage.
Second constat, nous ne pourrons pas aider significativement avec les moyens que nous avons.
Troisième constat, d’autres ONG aident également à Mane gaon, j’ai croisé des anglais que je suis allé rencontrer en proposant de coordonner nos efforts, mais les questions ont été éludés, très cordialement je dois dire et le jour suivant even no eye contact. Etrange… Le guide qui organise leur séjour humanitaire a été bien plus sympa. Ils ont des fonds importants, plusieurs dizaines de milliers d’euros et ont déjà mandaté un architecte pour des plans, maisons de plein pied en béton armé pour 3200 € la maison, ce qui nous parait vraiment très peu compte tenu du coup des matériaux sans compter le surcoût pour les acheminer au village et la main d’œuvre. Ils prévoient de reconstruire l’école de Joguepani qu’ils avaient déjà financé et dans la mesure du possible des maisons.
Quatrième constat : les 15 000 roupies ont parfois été directement dépensé par le père de famille en rakshi, traduisez alcool.

De ces constats et des moyens dont nous disposons, nous avons pour l’instant décidé de :

  • Donner l’aide au fur et à mesure (cela prendra du temps) et sur les matériaux directement.
  • Donner aux personnes que l’on connait et dont on sait qu’ils sont dans le besoin.
  • Nous rendre à Mane gaon tous les trois (Babulal, Haribol et moi) et faire une première réunion du village pour cela.
  • Proposer aux villageois un plan de construction que j’ai récupéré de la croix rouge pour le Pakistan et me semble réaliste. C’est simple et les maçons pourront facilement se l’approprier. Si une personne pouvait reprendre ce document pour en faire quelques schémas peut-être encore plus simplifiés avec un espacement entre les cerclages de bois plus important. La première réaction des villageois pour ce mode de construction a été le surcoût car le bois est cher, il faut du bois de sal. Donc, il faudrait réduire les cerclages à deux ou trois par étage. Voir le lien ci-dessous du document.

Document de la croix rouge : bâtiment parasismique renforcé par cerclage de bois

Ce document donne les schémas de construction simple pour renforcé les maisons avec des cerclages de bois. Vous pouvez sauvez ce document à partir du lien suivant : Construction parasismique